HISTOIRE

La commune devait son nom, dit-on, aux envahisseurs normands. Le terme ham qui veut dire « maison » se serait transformé avec eux en hom. Nos ancêtres barbares ne furent pas les premiers à s’y établir. Le dolmen de Maupertuis, ce précieux vestige de l’humanité reculée en est la preuve. De l’époque romaine et des premiers siècles de l’ère chrétienne Lhomme ne garde guère le souvenir. Par contre, on dit même que le hameau n’avait pas d’église.

À l’époque féodale, les seigneurs de La Chartre viennent y installer leur cour. C’est l’un d’eux, Gédéon ou Widion, qui, dans les années 1000 aurait donné son nom à la Gidonnière, en faisant le haut lieu de Lhomme. Il faut attendre 1404 pour voir apparaître dans l’histoire cet autre nom prestigieux, Jasnières, porté par une jeune fille, Guillemette, à l’occasion de son mariage cette année-là avec Jean du Breuil. La Gidonnière, qui fait partie du patrimoine des deux époux, est bientôt attribuée à leur fils aîné prénommé Jean lui aussi, qui devient à l’âge de dix ans chanoine de Saint-Pierre-la-Cour au Mans. Il fera une carrière ecclésiastique remarquable puisque treize ans plus tard, il est promu doyen du chapitre (les vocations religieuses sont précoces au XVe siècle). L’invasion anglaise ne viendra pas contrarier la fortune du seigneur de la Gidonnière, tout au contraire et il mourra en 1497 propriétaire d’un fort bel héritage que se partageront ses neveux et nièces.

Ce sont les enfants de Marguerite du Breuil, sœur du prélat, mariée à Guillaume Fremière, bourgeois d’Angers, qui reçoivent la Gidonnière. Les Lhommois verront alors leur seigneurie passer des Fremière aux Pitard, puis à la famille Courtoux en 1562. Si l’on dit que Lhomme n’avait pas d’église à son origine, elle en a bien une au XVIIe siècle, car Jacques II de Courtoux et son épouse s’y font inhumer sans que l’on sache trop si c’est au pied du grand autel ou sous la marche de l’entrée principale. Mais les Courtoux vont bientôt redonner à Lhomme sa vocation de capitale locale en achetant en 1631 la baronnie de La Chartre. Leurs ancêtres possèdent, en effet, depuis 1456 le titre d’écuyer ainsi qu’un beau blason « d’azur à la face d’or dentelée de sable, accompagné de trois roses de gueules, deux en chef, une en pointe ». La famille fera d’ailleurs placer ses armes sur le tableau du rosaire dont sera dotée l’église paroissiale où l’on peut toujours l’admirer. L’ascension conjointe de la famille de Courtoux et celle de Lhomme dans la société du XVIIe siècle continue par la grâce du roi de France qui, en 1667, érige la baronnie de La Chartre en marquisat dont la Gidonnière devient le château attitré.

Puis, par mariage ou succession, le marquisat passe de la famille de Courtoux à celles des Pellerin de Gauville, et des Bonnin de la Boninière, lesquels détiennent aussi le marquisat de Beaumont-la-Ronce. Si le marquis Anne Claude Boninière de Beaumont est effrayé par la Révolution et préfère émigrer, son fils André semble mener la nouvelle commune de Lhomme en main de maître. Celui-ci n’accepte pas facilement l’ascendant que La Chartre, qui vient d’être promue chef-lieu de canton, voudrait imposer aux autres communes de la circonscription. Avec le Premier Empire, la Gidonnière va quitter le patrimoine ancestral dont elle faisait partie depuis le XIVe siècle. Le château sera vendu en 1813 au baron Malouet, ancien Constituant, monarchiste constitutionnel affirmé, baron de l'Empire, ministre de la Marine du roi Louis XVIII. En ce XIXe siècle, une autre famille, également connue de l’Histoire entrera dans celle de Lhomme, la famille Walewski Colonna.

Avec Cécile Rose Leconte de Nonant Piercourt qui achète la Gidonnière en 1817, la commune trouve une châtelaine typique de son époque, se signalant à ses contemporains par sa bienfaisance. C’est à elle que l’on doit l’installation de deux sœurs de la Providence de Ruillé, chargées d’instruire les enfants du pays et de visiter les malades sans ressources. Pour leur permettre d’accomplir leur tâche, la bonne dame les dotera d’une maison et de ses dépendances, qui deviendront, en 1905, l’école laïque de Lhomme. Sa fille Simplicie, la marquise du Prat, conservera néanmoins la Gidonnière qui sera finalement transmise à la famille de Gramont-Lesparre. Grâce aux de Gramont qui exerceront plusieurs mandats successifs de conseiller général du canton de La Chartre, Lhomme retrouvera sa notoriété politique locale. Dès 1817, le sieur Dufour, recevait de la Société centrale d’agriculture séant à Paris, une médaille d’argent « pour avoir cultivé en pommes de terre, treize hectares d’un terrain maigre ». Mais les Lhommois devaient se distinguer bientôt, plus que dans la culture des pommes de terre, dans celle du vignoble, s’y taillant une réputation grandissante.

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Lhomme_(Sarthe)).

 

 

Premier Bulletin Municipal de Lhomme 1989

VIERGE AU ROSAIRE

1655

Peintre LACROIX

Huile sur toile (250 x 300 cm)

Église Saint Martin

 

Dans ce tableau, le peintre, originaire de Château-du-Loir, se réfère au style des portraitistes de l’époque.

Les personnages se détachent sur un fond de lumière. La vierge est placée au centre d’une couronne formée par de multiples petits médaillons représentant des scènes de la Passion et entourés de roses et de feuillages   au dessin d’une extrême finesse.

Figurent également les armes des donateurs, la famille Courtoux.

De grande dimension, il occupe tout le fond du retable latéral de la Vierge, situé à gauche du retable du chœur.

éGLISE SAINT MARTIN

Pierre, tuffeau et ardoise

Place Louise Michel

 

L’église saint Martin de Lhomme est située au milieu du village, on en perçoit tout d’abord son clocher, reconstruit au tout début du 20ème siècle.

à l’intérieur, on découvre un bâtiment très ancien, puisqu’il remonte à l’époque romane, en témoignent le chœur et le haut de la nef, tandis que le bas de la nef et la porte d’entrée sont d’époque renaissance.

Les différentes périodes de construction de l’église saint Martin s’étirent du 11ème siècle (époque romane) au 16ème siècle (époque renaissance).

L’abside, la partie la plus ancienne, est sans doute l’une des plus remarquables de la région, notamment du fait de sa charpente. Les hautes fenêtres en ogive, les arabesques très décoratives au dessus de la porte d’entrée témoignent du raffinement de l’architecture de la fin du Moyen-Âge.

La famille Courtoux qui s’installe dans la paroisse dans la deuxième moitié du 16ème siècle s’est montré particulièrement généreuse envers son église et y a laissé son empreinte. Jacques 1ier de Courtoux avait acquis à cette époque la seigneurie de la Gidonnière, et les registres paroissiaux montrent que ses petits enfants sont baptisés dans l’église saint Martin  à partir de 1581. Les Courtoux prenaient rang de seigneurs fondateurs de cette église. Ils avaient droit : « de banc dans le chœur, encens, eau béniste, listre funèbre et autres droits honorifiques suivant la coutume du Maine.» Ils y avaient leur sépulture près des marches du maître-autel.

L’ANCIEN PRESBYTèRE

XIXème siècle, tuffeau et ardoise.

Place Louise Michel

 

L’école est installée dans l’ancien presbytère, vaste maison à la façade unie.

La porte d’entrée est située en haut d’un perron de quelques marches.

Le toit d’ardoises, à pans coupés, apporte de la diversité à cet ensemble rectiligne, avec ses deux lucarnes aux montants sculptés dans le tuffeau, surmontées d’un fronton triangulaire.

C’est sur ce site que se trouveraient les vestiges d’une occupation mérovingienne à Lhomme, dont la toponymie rend cette présence vraisemblable.

Les fouilles sont pour le moins impossibles.

LE GUé

La planche

 

Ce petit gué, placé sur la Boire, est constitué de pierres de silex taillées à angle vif, de section à peu près carrée.

Deux plus grandes permettent de traverser entièrement la rivière. Elles sont d’égale longueur et reposent sur trois autres pierres de même grosseur, placées verticalement dans le lit.

Elles s’y enfoncent si profondément qu’aucune crue, ni inondation ou poussée des eaux ne réussit à les coucher.

La datation de ce gué reste inconnue.

LE DOLMEN DE MAUPERTUIS

 

à environ 3 km du bourg, on découvrit dans un champ de la ferme Maupertuis, un dolmen qui a pris le nom du lieu où il se trouve.

Le dolmen de Maupertuis est sans nul doute un très beau monument mégalithique que le temps a laissé intact. Il est appelé aussi « pierre plate » et se compose d’une grande pierre de 3 à 4 m de long et de 2 à 3 m de large. Elle est posée sur sept autres pierres s’élevant de 1 m au dessus du sol. Côté sud, une ouverture permet d’entrer à l’intérieur du dolmen, d’où vient l’origine du nom de Maupertuis. En effet, le pertuis, en vieux français, signifie : « le trou », l’ouverture où le passage étroit. Au milieu du XIIème siècle, le verbe pertuiser , désignait l’action de faire son trou. Mau signifie mal fréquenté.

Y eut-il dans le passé des détroussements de voyageurs ou bien des histoires de sorciers associés à cette ancienne tombe ? C’est probable pour que le terme reste attaché à ce lieu.

Comme dans d’autres endroits, ce dolmen a suscité biens des légendes, des rêves et des craintes aux habitants du pays qui l’appellent aussi « aîtres aux fées ».

LOUIS RUSTIN
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